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SYNAPAR
Syndicat National de la Profession d’Anesthésie et Réanimation

L’anesthésiste-réanimateur, présent du premier au dernier instant du parcours du patient

Le 16 octobre 1846, à Boston, une anesthésie générale à l’éther était réalisée pour la première fois en public. Ce jour-là, la chirurgie a cessé d’être synonyme de souffrance. Depuis, le 16 octobre est devenu la Journée mondiale de l’anesthésie.

Pour cette édition, le SYNAPAR a choisi un thème qui dit exactement qui nous sommes : « L’anesthésiologie tout au long du parcours du patient : renforcer les soins d’urgence, la sécurité anesthésique et contribuer à l’éradication de l’épidémie d’Ebola en RDC ».

Avant l’intervention : préparer, évaluer, prévenir

Le travail de l’anesthésiste-réanimateur commence bien avant l’entrée au bloc. La consultation pré-anesthésique permet d’évaluer le patient, d’anticiper les risques et de choisir la technique la plus sûre. Une bonne préparation évite une grande partie des complications. C’est un travail discret, rarement visible, mais décisif.

Pendant l’intervention : veiller sur chaque souffle

Au bloc opératoire, pendant que le chirurgien opère, l’anesthésiste-réanimateur maintient le patient en vie. Il contrôle sa respiration, sa circulation, sa douleur et sa conscience. Il surveille chaque paramètre, minute après minute, et réagit dès que l’équilibre se rompt. Lorsque tout se passe bien, personne ne le remarque. Lorsque la situation se complique, c’est vers lui que tous les regards se tournent.

Après l’intervention : accompagner jusqu’au réveil et au-delà

La sortie du bloc n’est pas la fin du parcours. La salle de réveil, la prise en charge de la douleur et, pour les cas les plus graves, la réanimation font partie de notre mission. C’est souvent là que se joue la survie des patients les plus fragiles.

Aux urgences : être là quand chaque minute compte

Détresse respiratoire, état de choc, traumatismes, complications obstétricales : dans les situations où la vie bascule, l’anesthésiste-réanimateur est souvent le premier à agir. Sécuriser les voies aériennes, réanimer et stabiliser sont des gestes qui ne laissent pas de place à l’hésitation. Renforcer les soins d’urgence, c’est d’abord renforcer les équipes qui les assurent.

La sécurité anesthésique : une exigence, pas un luxe

Une anesthésie sûre repose sur trois piliers : des professionnels formés, du matériel fonctionnel et des conditions de travail dignes. Dans de nombreuses structures de notre pays, ces trois piliers restent fragiles. Défendre la sécurité anesthésique, c’est défendre à la fois les patients et ceux qui les soignent. C’est le sens même de notre devise : faire bien, pour la qualité et la sécurité des soins.

Face à Ebola : en première ligne, encore une fois

Dans les zones touchées par l’épidémie de Maladie à Virus Ebola, les anesthésistes-réanimateurs continuent d’opérer, de réanimer et de prendre en charge des patients dont le statut n’est pas toujours connu. Des camarades ont payé de leur vie leur engagement. D’autres ont connu la quarantaine après une exposition dans l’exercice de leur métier.

Contribuer à l’éradication d’Ebola, c’est appliquer rigoureusement les mesures de prévention et de contrôle des infections. Mais c’est aussi exiger que ceux qui sont exposés soient équipés, protégés et reconnus.

Le 16 octobre, rejoignez-nous

Le SYNAPAR célébrera cette journée par une visioconférence gratuite, ouverte à tous, avec des intervenants internationaux, régionaux et nationaux : professeurs, médecins et techniciens anesthésistes-réanimateurs. Le lien de connexion sera publié très bientôt sur ce site et sur nos canaux habituels.

Le 16 octobre, c’est notre identité. Célébrons-la ensemble, et faisons entendre ce que représente notre profession : une présence constante, du premier au dernier instant du parcours du patient.

SYNAPAR — Faire bien, faire le bien.

Moïse MWANAMOLO
Chargé National de Communication — SYNAPAR

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